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Flash nucléaire Janvier 2008

Le gouvernement britannique mise sur le nucléaire pour l’avenir

Pour le gouvernement britannique, les centrales nucléaires font partie de la stratégie à adopter en matière de mix énergétique. Source d’énergie diversifiée et pauvre en carbone, le nucléaire doit continuer de contribuer à l’approvisionnement sûr et économique de la Grande-Bretagne. C’est pourquoi le gouvernement a soumis à la Chambre basse, le 10 janvier 2008, une nouvelle loi sur l’énergie réunissant les bases juridiques qui permettront de procéder à des investissements dans de nouvelles centrales nucléaires notamment. La nouvelle loi garantit également le financement de la désaffectation des centrales nucléaires futures ainsi que l’évacuation des déchets par les exploitants. Des entreprises énergétiques allemandes, britanniques et françaises ont déjà fait part de leur intérêt concernant la construction de ces nouvelles centrales nucléaires. La première pourrait être mise en service industriel dès 2018.

Remplacement de Mühleberg exigé par des associations économiques bernoises

Dans le but de combler le déficit prévisible d’électricité et de garantir des emplois dans le canton de Berne, resp. d’en créer de nouveaux, l’Union du commerce et de l’industrie du canton de Berne et l’Association PME Bernoises demandent que la centrale nucléaire de Mühleberg soit remplacée. Les deux organisations économiques fondent leur exigence sur les résultats d’une étude de BAK Basel Economics qui montre clairement qu’une nouvelle centrale nucléaire engendrerait quelque 500 millions de francs par an en création de valeur et environ 2000 emplois dans le canton de Berne. Avec une centrale combinée à gaz, la création de valeur dans le canton serait moindre, une partie considérable des moyens investis partant à l’étranger pour les importations de gaz. Les représentants économiques mettent en garde contre l’illusion de croire que les besoins en électricité pourraient être couverts avec les seules énergies renouvelables. Du fait de la dépendance directe de l’étranger, les importations d’électricité ne constituent pas non plus une alternative à la production nationale, laquelle doit intervenir si possible sans émissions de CO2.

Nouvelle ordonnance sur les fonds de désaffectation et de gestion

Les différentes ordonnances et règlements qui régissaient jusqu’à présent le fonds pour la désaffectation d’installations nucléaires et le fonds pour la gestion des déchets radioactifs provenant des centrales nucléaires seront réunis en une seule et même ordonnance à partir du 1er février 2008. La durée d’exploitation des centrales nucléaires, qui sert de base au calcul des contributions alimentant les fonds, est allongée de 40 à 50 ans. La durée d’exploitation prévue dans la nouvelle ordonnance n’a aucun rapport avec la durée d’exploitation effective des centrales nucléaires. Dans le cadre des autorisations qui leur ont été accordées, celles-ci pourront être exploitées aussi longtemps que leur sûreté sera garantie. Les deux fonds servent au pré-financement de l’évacuation des déchets selon le principe du pollueur-payeur.

Révision partielle de l’ordonnance sur la radioprotection

La version révisée de l’ordonnance sur la radioprotection est entrée en vigueur le 1er janvier 2008. Le Conseil fédéral l’avait adoptée le 24 octobre 2007. Cette révision partielle porte sur l’ensemble des domaines de surveillance: radioactivité naturelle, médecine, industrie et installations nucléaires. Son premier objectif est de simplifier les procédures, de réduire largement le nombre de mesures légales pour les faibles doses et de renforcer la surveillance pour les doses élevées. La législation suisse sur la radioprotection devra probablement être réadaptée en 2010 en vue de la compatibilité complète visée avec l’UE.

Fusion nucléaire: adhésion de la Suisse à Iter

Deux échanges de lettres entre le Conseil fédéral et la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom) ont scellé formellement la participation de la Suisse au projet de réacteur expérimental thermonucléaire international Iter. La construction d’Iter doit permettre de franchir un nouveau palier de développement en vue de l’utilisation de l’énergie de fusion. Le projet est réalisé sur la base d’un accord entre Euratom, la Chine la Corée du Sud, l’Inde, le Japon, la Russie et les Etats-Unis. Le site de Cadarache, dans le sud de la France, a été choisi il y a deux ans pour l’implantation du réacteur. Le projet Iter favorise le développement technologique dans de nombreux domaines, raison pour laquelle la participation de la Suisse présente un large intérêt économique pour le pays.

Le Conseil des Etats approuve la révision de la responsabilité civile nucléaire

Par 27 voix contre 8 et 2 abstentions, le Conseil des Etats a approuvé le 20 décembre 2007 la révision de la loi sur la responsabilité civile en matière nucléaire (LRCN). La révision prévoit une augmentation de la couverture d’assurance obligatoire de 1 milliard jusqu’à présent à 1,8 milliard de francs, ainsi que l’harmonisation de la loi avec les conventions internationales de Paris et de Bruxelles révisées. Lors de l’examen du projet de révision au Conseil des Etats, les demandes d’un relèvement de la couverture d’assurance ont été rejetées. L’objet passe maintenant au Conseil national.

Le partenariat nucléaire international compte désormais 19 membres

Le «Global Nuclear Energy Partnership» (GNEP) compte 19 membres depuis fin novembre 2007. En plus des cinq pays fondateurs – Chine, France, Japon, Russie et USA – le programme GNEP regroupe maintenant l’Australie, la Bulgarie, le Ghana, la Hongrie, la Jordanie, le Kazakhstan, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie, la Slovénie et l’Ukraine, et depuis novembre 2007, le Canada, la Corée du Sud et l’Italie. Par cette initiative, les Etats-Unis entendent porter à la maturité industrielle des technologies de retraitement avancées et développer des réacteurs permettant une utilisation plus efficace du combustible recyclé, ceci dans le cadre d’une coopération internationale. L’objectif visé est de réduire drastiquement la quantité des déchets radioactifs et de minimiser les possibilités de détournement à des fins militaires.

Nouvelle feuille d’information sur les ressources en uranium

A combien s’élèvent les ressources démontrées en uranium et où se trouvent-elles? Quel est le volume de l’uranium extrait? De quelle quantité d’uranium une centrale nucléaire a-t-elle besoin? Pendant combien de temps les gisements d’uranium mondiaux seront-ils suffisants? Quelle est la part de l’approvisionnement en uranium dans le coût de production d’une centrale nucléaire suisse? Ces questions parmi d’autres font l’objet d’une nouvelle feuille d’information intitulée «L’uranium, une ressource d’avenir», document facilement compréhensible par un large public qu’il est possible de commander auprès du Forum nucléaire suisse. On peut aussi le télécharger sous www.forumnucleaire.ch/Dossiers.

Flash nucléaire Janvier 2008 (PDF)



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