Contexte de la radioactivité émise par des centrales nucléaires au Japon
«Accidents sur des réacteurs au Japon et leurs conséquences sanitaires», Forum médecine et énergie, 8 avril 2011
Recommandations de la Commission internationale indépendante de radioprotection (International Commission on Radiological Protection, ICRP):
- La dose équivalente admissible légale pour les personnels médicaux et de centrales nucléaires surveillés est de 20’000 microsieverts ou de 20 mSv (millisievert) par an.
- Elle peut atteindre 50’000 microsieverts ou 50 mSv dans des circonstances exceptionnelles si la dose équivalente annuelle moyenne n’excède pas les 20 mSv sur une période de cinq ans.
- Dans une situation de détresse déclarée, la commission propose une limite de 100’000 µSv/an ou 100 mSv/an.
- En comparaison: dans la plupart des pays, l’ambiance radioactive naturelle (rayonnement naturel dans les bâtiments compris) se situe dans une plage de 0,2 à 0,5 µSv/h, ou encore 2000 à 4000 µSv/h par an, soit 2 à 4 millisieverts par an.
Mesurages et équipements de mesure
Comme dans les autres pays, la radioactivité dans les centrales nucléaires japonaises et leur environnement fait l’objet d’une surveillance constante documentée. Le réseau de mesure comprend le mesurage d’émissions éventuelles de substances radioactives présentes dans l’air rejeté et dans l’eau de refroidissement, des points de mesure fixes le long de la clôture des centrales nucléaires et des équipements mobiles.
Les données de mesure sont transmises en permanence et sans délai à différentes institutions, dont le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (METI) et l’Autorité de surveillance japonaise NISA. Les valeurs s’écartant du niveau normal déclenchent une alarme immédiate.
Données de mesure actuelles
Le violent séisme du 12 mars n’a pas provoqué de dommages majeurs aux réseaux de mesure. La NISA publie périodiquement sur son site Internet japonais les valeurs de mesure actualisées.