30.01.2017

Fin de la mission Inir au Ghana

Le Ghana a réalisé des avancées considérables dans le développement de son infrastructure nucléaire, mais il doit encore achever des études afin que le gouvernement puisse prendre une décision en ce qui concerne la construction d’une centrale nucléaire. Telles sont les conclusions d’une équipe de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans le cadre d’une mission de l’Integrated Nuclear Infrastructure Review (Inir).

A la demande du gouvernement ghanéen, une mission Inir de huit jours a eu lieu mi-janvier 2017. Elle était destinée à étudier le programme d’introduction de l’énergie nucléaire dans le pays. D’après des indications de l’équipe Inir, le Ghana introduit des mécanismes efficaces destinés à impliquer un large éventail d’acteurs nationaux dans des activités importantes. Les experts ont également identifié un potentiel d’amélioration: pour que le gouvernement puisse prendre la bonne décision concernant un programme nucléaire, des études doivent encore être achevées. La compatibilité des dispositions légales avec l’énergie nucléaire doit également être étudiée. Le Ghana doit aussi préparer la prochaine phase des activités, notamment les discussions avec des fournisseurs et des partenaires potentiels.

Le Ghana, dont le développement économique est, d’après l’AIEA, freiné en raison de l’insuffisance de l’approvisionnement électrique, étudie actuellement le rôle que pourrait jouer l’énergie nucléaire dans le mix énergétique du pays. Le pays a notamment créé la Ghana Nuclear Power Programme Organisation (GNPPO), chargée de coordonner les travaux préparatoires en lien avec la mise en œuvre d’un programme nucléaire. Le Ghana exploite depuis 1994 un petit réacteur de recherche chinois – GHARR 1, ou Ghana Research Reactor 1.

Source: 
M.A./C.B. d’après un communiqué de presse de l’AIEA du 23 janvier 2017