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15.08.2012

Japon: les éléments structuraux d'Onagawa sont sortis intacts du tremblement de terre du 11 mars 2011

Une équipe d’experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a publié le 10 août 2012 un rapport intermédiaire sur l’état de la centrale nucléaire japonaise d’Onagawa après le tremblement de terre du 11 mars 2011. Les experts résument leurs conclusions en constatant que, malgré de très fortes secousses sismiques, les éléments structuraux d'Onagawa sont demeurés «remarquablement intacts».

Les experts de l’AIEA sont restés deux semaines au Japon pour collecter des informations sur l’état de la centrale d’Onagawa, la plus proche de l’épicentre du tremblement de terre du 11 mars 2011 d’une magnitude de 9,0. Les experts sont parvenus à la conclusion que, compte tenu de l’intensité des secousses sismiques ainsi que de la durée et de la force du tremblement de terre, les éléments structuraux de l’installation sont demeurés «remarquablement intacts». Onagawa avait à l’époque pu être arrêtée en toute sécurité.

Une base de données sur les conséquences de risques externes

Les résultats de l’inspection visuelle seront ajoutés à une base de données de l’AIEA, établie par l’International Seismic Safety Centre (ISSC). Cette base de données sert à transmettre aux Etats-membres des connaissances sur les conséquences de dangers externes sur les centrales nucléaires. Elle fournit une contribution précieuse dans le cadre du plan d’action de l’AIEA pour l’amélioration de la sûreté des centrales nucléaires, adopté à l’unanimité par les Etats-membres à fin septembre 2011.

Le but de la mission était d’observer comment des structures, systèmes et composantes en lien avec la sûreté réagissent aux tremblements de terre et aux fortes secousses sismiques. Les conséquences du tremblement de terre, du tsunami et des explosions d’hydrogène sur les tranches endommagées de Fukushima-Daiichi – à 120 km au sud d’Onagawa – ont rendu impossible la détermination de l’influence des dangers externes sur les parties de cette centrale liées à la sûreté. Le gouvernement japonais et l’AIEA ont par conséquent convenu de dépêcher une mission de l’AIEA sur les trois tranches d’Onagawa. L’équipe de 19 experts de six pays, parmi lesquels des collaborateurs de l’AIEA, a mené des entretiens avec des opérateurs de la centrale d’Onagawa et examiné les journaux de bord et les rapports de réparations.

L’équipe d’experts a conseillé au gouvernement de mener des missions de suivi à Onagawa et d’inspecter d’autres centrales nucléaires au Japon, qui ont déjà subi des tremblements de terre de différentes intensités.

Source: 
M.A./T.M. d’après un communiqué de presse de l’AIEA du 10 août 2012