21.11.2017

La Russie apporte son soutien aux Philippines

La Russie a décidé de soutenir les Philippines dans l’élaboration d’une politique nationale de développement de l’énergie nucléaire. Un accord de coopération a été conclu dans cette optique le 13 novembre 2017.

Le ministère philippin de l’Energie et le groupe étatique russe Rosatom ont convenu le 13 novembre 2017 en marge du 12e sommet d’Asie de l’est, qui s’est tenu à Manille, un programme relatif au développement d’une collaboration nucléaire. Ils ont signé à cet effet un Memorandum of Cooperation (MOC) qui réglemente les trois domaines suivants:

  1. Des études de l’infrastructure afin de développer une stratégie énergétique nationale et de mettre en œuvre un programme nucléaire.
  2. Un audit et une évaluation de l’état technique de la centrale nucléaire fermée de Bataan, y compris la possibilité d’un assainissement du site.
  3. Des études de faisabilité en vue de la construction de petits réacteurs modulaires aux Philippines (sur terre ou en mer), qui tienne compte des aspects techniques, commerciaux, financiers et juridiques.

La réalisation d’études de faisabilité en vue de la construction de centrales conventionnelles sera également possible dans la mesure où celles-ci sont considérées comme nécessaires et s’inscrivent dans le cadre de la stratégie énergétique nationale.

«La collaboration avec la Russie répond à la volonté du gouvernement de développer plusieurs applications possibles de l’énergie nucléaire dans le cadre de notre politique, notamment en matière de production d’électricité», a expliqué le ministre de l’Energie des Philippines, Alfonso Cusi. Il a souligné que cet accord de coopération permettra à son pays d’utiliser l’expérience considérable de la Russie afin de pouvoir recourir à l’énergie nucléaire et aux nouvelles technologies associées. 
Les entreprises concernées par le MOC soutiendront les Philippines à définir une position nationale et à élaborer une politique nucléaire qui pourrait se traduire par un programme nucléaire.

L’accord court sur une durée de cinq ans et pourra être prolongé pour une durée équivalente excepté si une des parties décide de le suspendre ou d’y mettre un terme.

Source: 
M.A./C.B. d’après un communiqué de presse du Département de l’énergie des Philippines du 15 novembre 2017