20.10.2014

La Suède cherche un consensus énergétique avec une commission interpartis

Le nouveau gouvernement suédois veut remplacer le nucléaire par des énergies renouvelables. Aucune décision n’a toutefois encore été prise. Une commission interpartis doit d’abord poser des bases dans ce sens.

Le nouveau Premier ministre social-démocrate Stefan Löfven a présenté le concept de sa nouvelle politique énergétique dans son discours d’investiture le 3 octobre 2014. Celle-ci est essentielle au bon fonctionnement de la société et de l’économie. Un bon accès à l’électricité, fluide, fiable et à des prix compétitifs, est nécessaire. C’est pourquoi le gouvernement va inviter à des échanges interpartis et mettre en place une commission chargée de l’énergie pour obtenir un accord à long terme sur l’énergie. Du point de vue du gouvernement, les énergies renouvelables et les efforts visant à une meilleure efficacité doivent remplacer le nucléaire, de manière que la Suède puisse, à plus long terme, s’approvisionner entièrement avec des énergies renouvelables.

30 TWh d’électricité supplémentaire issue du renouvelable à l’horizon 2020

Un système de certificats pour la production électrique issue du renouvelable, indépendant de la technologie utilisée, doit permettre d’ici six ans de produire 30 TWh d’électricité supplémentaires. Les subventions pour les installations éoliennes offshore et pour le solaire seront renforcées. Le nucléaire, à l’opposé, devra supporter lui-même une plus grande part de ses coûts économiques. Les exigences de sûreté seront dans le même temps renforcées, et les taxes sur les déchets radioactifs augmenteront.

Le gouvernement prend de l’influence dans Vattenfall

L’entreprise étatique Vattenfall ouvrira la voie à la transformation du système d’approvisionnement énergétique suédois. Le gouvernement veut pour cela prendre une influence active sur l’orientation stratégique de l’entreprise. Un conseil de ministres composé du ministre de l’Economie et de l’Innovation Mikael Damberg, de la vice-Première ministre et porte-parole des Verts suédois Asa Romson, du ministre de l’Energie Ibrahim Baylan et du ministre des Marchés financiers et des Consommateurs Per Bolund, doit développer une approche globale dans ce sens, comme l’a annoncé le gouvernement suédois le 15 octobre 2014. La question de savoir si et quand le gouvernement suédois s’immiscera effectivement dans les affaires opérationnelles de Vattenfall est encore en suspens. Il ne s’agit pour l’instant que d’une déclaration d’intention.

Source: 
S.Ry./T.M. d’après le discours d’investiture de Stefan Löfven du 3 octobre, et un communiqué de presse du département suédois de l’Environnement du 15 octobre 2014