03.08.2017

Le gouvernement japonais autorise le concept de base relatif à l’utilisation de l’énergie nucléaire

Le 21 juillet 2017, le gouvernement japonais a approuvé le concept de base développé par la Japan Atomic Energy Commission (JAEC). Le texte fait office de ligne directrice pour la future politique nucléaire du pays.

Le concept de base fait état de la nécessité de tenir compte de l’énergie nucléaire comme il se doit dans le cadre d’un système responsable. Il incite à promouvoir les avantages du nucléaire et à en minimiser les risques. La JAEC avait commencé l’élaboration du concept il y a deux ans. Des experts de la branche et des spécialistes y ont participé et une consultation publique a été organisée en avril 2017. Les 700 commentaires qui ont été remis ont été analysés au mois de juillet et le concept de base a été révisé en conséquence. Le 21 juillet 2017, le gouvernement a approuvé le projet de la JAEC. Celui-ci sert de base à des décisions futures dans le domaine de la politique nucléaire japonaise.

Le concept de base décrit huit activités prioritaires qui doivent permettre d’aboutir à une utilisation responsable de l’énergie nucléaire. Ainsi, la sécurité doit être améliorée en tenant compte du risque résiduel. Les avantages du nucléaire aux plans environnemental, sociétal et économique doivent être reconnus. De même, il convient de regagner la confiance de la population. Cet objectif est présenté dans le concept comme étant une condition indispensable à l’utilisation de l’énergie nucléaire. Les activités nationales et internationales dans le domaine nucléaire doivent correspondre à l’état de la technique au niveau mondial. Le Japon doit par ailleurs renforcer les bases rendant possible l’utilisation de l’énergie nucléaire, accroître l’utilisation de la technique du rayonnement et des isotopes radioactifs et se pencher sur la désaffectation et la gestion des déchets.

Le dernier concept relatif à l’énergie nucléaire remontait en 2005. La JAEC devra désormais étudier une nouvelle fois le concept tous les cinq ans et le réviser au besoin afin de pouvoir réagir aux mutations dans le domaine de l’énergie nucléaire.

Source: 
M.A./C.B. d’après le Jaif, Atoms in Japan, du 25 juillet 2017