16.09.2016

Très peu de CO2 issu de l’extraction de l’uranium au Canada

L’extraction et le traitement de l’uranium contribuent seulement de manière limitée aux émissions de gaz à effet de serre de l’énergie nucléaire, déjà faibles. Telles sont les conclusions du premier écobilan global relatif aux émissions de gaz à effet de serre issues des mines d’uranium canadiennes.

David Parker, Cameron McNaughton et Gordon Sparks ont publié leur étude «Life Cycle Greenhouse Gas Emissions from Uranium Mining and Milling in Canada» dans le journal en ligne expertisé «Environmental Science and Technology».

Les auteurs ont évalué les données relatives aux émissions issues de l’exploitation de deux mines d’uranium entre 2006 et 2013, ainsi que celles d’une autre mine au nord du Saskatchewan de 1995 à 2010. Ils ont ajouté l’ensemble des gaz à effet de serre émis lors de l’exploitation des trois mines: carburant utilisé par les engins lourds et les installations de production d’électricité, émissions résultant des trajets en avion du personnel, émissions issues de la construction du béton et de l’acier utilisés.

MM. Parker, McNaughton et Sparks ont réussi à démontrer que l’extraction et le traitement de l’uranium libéraient environ 1 g d’équivalent CO2 par kWh d’électricité nucléaire produit. Cela correspond à moins de 10% des 12 g d’équivalent CO2 par kWh d’énergie nucléaire, a expliqué M. Parker. D’après les chiffres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de 2014, la valeur moyenne pour l’énergie éolienne se situe dans la même plage, celle pour l’électricité produite à partir du charbon dépasse les 800 g et celle pour l’électricité produite à partir du gaz naturel s’établit à environ 500 g d’équivalent CO2 par kWh. «Au Saskatchewan, l’uranium présente le degré de concentration le plus élevé et les émissions issues de l’extraction d’uranium au Canada sont très faibles comparées à l’utilisation de combustibles fossiles», a indiqué M. Parker.

Les chercheurs espèrent élargir leur étude afin de rechercher les impacts du minerai ainsi que de différentes méthodes d’extraction sur les émissions avant de prendre en compte dans une étape ultérieure également d’autres impacts environnementaux que les gaz à effet de serre.

Source: 
M.A./C.B. d’après un communiqué de presse du Fedurok Centre du 8 septembre 2016, et Parker D.J., McNaughton S.C., and Sparks G.A. «Life Cycle Greenhouse Gas Emissions from Uranium Mining and Milling in Canada», in: Environmental Science and Technology, 2016, 50 (17), pp. 9746-9753. DOI: 10.1021/acs.est.5b06072