12.02.2018

La Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas sont tenus d’améliorer la préparation transfrontalière à un éventuel accident nucléaire

Afin d'être correctement préparés à l'éventualité d'un accident nucléaire aux conséquences transfrontalières, les Pays-Bas doivent améliorer leur collaboration avec la Belgique et l'Allemagne. Telle est la conclusion du Bureau néerlandais d’Enquêtes pour la sécurité (Onderzoeksraad voor Veiligheid) dans son rapport publié le 31 janvier 2018 intitulé «Cooperation on Nuclear Safety».

Dans son étude «Cooperation on Nuclear Safety», le Bureau néerlandais d’Enquêtes pour la sécurité a apporté un éclairage sur la manière dont les Pays-Bas, la Belgique et l’Allemagne collaborent afin de réduire au maximum les risques associés à l’utilisation de l’énergie nucléaire. L’étude s’articulait notamment autour de la collaboration transfrontalière dans les domaines de la remise des autorisations, de la surveillance et de la gestion de crise. Par ailleurs, l’information des citoyens concernant la procédure d’autorisation, les défaillances au sein de centrales nucléaire et les mesures requises afin de maîtriser un accident de réacteur a aussi été étudiée.

L’étude se concentrait sur les centrales nucléaires en exploitation à proximité de la frontière entre les Pays-Bas et la Belgique et entre les Pays-Bas et l’Allemagne, soit sur celle de Borssele pour les Pays-Bas, de Doel et de Tihange pour la Belgique, et d’Emsland pour l’Allemagne.

Les experts ont constaté que «le caractère transfrontalier d'un accident nucléaire n'est pas suffisamment pris en compte dans tous les plans de crise». Outre l’amélioration des plans de crise, les pays doivent donc également davantage procéder à des exercices en commun et veiller à mieux coordonner les mesures à prendre et la communication à propos de ces mesures. Par ailleurs, le Bureau est d'avis que les autorités compétentes doivent davantage prendre en compte les préoccupations des citoyens et améliorer la fourniture d'informations. Parallèlement, le Bureau constate que sur d'autres points, la collaboration est correctement préparée. Ainsi, les Pays-Bas, la Belgique et l'Allemagne se tiennent informés le plus rapidement possible en cas de menace de situation d'urgence dans une centrale nucléaire. Les pays disposent aussi d'un accès mutuel aux mesures de radiation et aux données techniques de chaque pays, afin de pouvoir en faire usage en cas d'accident.

Source: 
M.A./C.B. d’après un communiqué de presse et un résumé de l’étude «Cooperation on Nuclear Safety» du Bureau néerlandais d’Enquête pour la sécurité, de janvier 2018