16.01.2015

Le réacteur à lit de boulets chinois réussit le test d’irradiation du combustible

L’entreprise néerlandaise Nuclear Research and Consultancy Group BV (NRG) a procédé avec succès au premier test du combustible pour le réacteur de démonstration à haute température Shandong Shidaowan  actuellement en construction en Chine.

Dans le cadre de son plan scientifique et technologique 2006–2020, la Chine a lancé plusieurs projets de recherche et de développement. Parmi eux, le Shandong Shidaowan (également appelé Shidao-Bay 1) du type HTR-PM (High-Temperature Gas-cooled Reactor-Pebble Bed Module), en construction depuis décembre 2012.

Dans le cadre de la première phase de qualification du combustible, NRG a testé cinq assemblages combustibles de forme sphérique sur une série de 1000 fabriquée par l’Institute of Nuclear and New Energy Technology (INET) chinois. L’entreprise a procédé à l’irradiation de ces assemblages combustibles dans son réacteur à haut flux (HFR) de Petten entre le 8 septembre 2012 et le 30 décembre 2014, à une température de 1050°C. Cela correspond à 13 cycles d’exploitation, soit 351 jours de fonctionnement du réacteur. D’après NRG, les résultats des tests confirment la compatibilité du combustible.

Le HTR-PM est un réacteur modulaire haute température refroidi au gaz, de génération avancée, possédant un cœur à lit de boulets. Le caloporteur, chauffé dans le réacteur à une température de 750°C, est l’hélium. Le combustible se compose de petites billes d’uranium possédant un revêtement, placées à leur tour dans des billes de graphite d’environ 6 cm de diamètre. L’U-235 est enrichi à environ 8,9%. Une tranche nucléaire de ce type comprend deux modules de réacteur d’une puissance thermique de 250 MW chacun, entraînant une turbine et fournissant une puissance électrique de 200 MW. Le HTR-PM est utilisé en tant que réacteur de démonstration pour d’autres tranches. Il est construit dans la baie de Shidao, à la pointe sud-est de la province de Shandong, sur la côte est de la Chine.

Source: 
M.B./C.B. d’après NucNet du 5 janvier 2015