Canada: un accord de libre-échange pour attirer les investisseurs de l’UE

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le Premier ministre canadien Stephen Harper sont parvenus à une entente sur les grandes lignes d’un accord économique et commercial global (Comprehensive Economic and Trade Agreement, CETA) qui mettra un terme aux restrictions commerciales en vigueur, notamment dans le domaine de l’exploitation de l’uranium.

28 oct. 2013
Stephen Harper, Premier ministre canadien (gauche), et José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, échangent les documents signés relatifs à un accord économique et commercial global.
Stephen Harper, Premier ministre canadien (gauche), et José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, échangent les documents signés relatifs à un accord économique et commercial global.
Source: Union européenne

M. Barroso a qualifié le CETA d’accord commercial le plus ambitieux et le plus vaste jamais conclu, et qui aura un impact important sur l’économie de l’UE. Il s’agit du premier accord de libre-échange passé entre l’UE et un pays du G8. Il prévoit une élimination des droits de douane à hauteur de plus de 99% entre les deux pays, ce qui ouvrira la voie à de nouveaux marchés potentiels de marchandises et de services. La Commission européenne indique dans son communiqué de presse, que le nouvel accord devrait permettre une augmentation du produit intérieur brut annuel de l’UE de 12 milliards d’euros (CHF 10,7 mia.).

Dès le début, les provinces canadiennes ont activement participé aux négociations en vue de l’accord. La province de Saskatchewan, où se trouve l’ensemble des mines d’uranium en exploitation, s’est notamment investie en vue d’atténuer les obstacles à l’investissement dans la mine. Son premier ministre, Brad Wall, a expliqué que l’accord permettra de rendre les projets miniers de la province beaucoup plus attractifs aux yeux des investisseurs européens, et offrira ainsi de nouvelles opportunités économiques pour toute la région. M. Wall estime qu’au cours des 15 prochaines années, jusqu’à 2,5 milliards de dollars canadiens supplémentaires (CHF 2,1 mia.) pourraient être investis dans la région, et 1200 emplois créés.

Prochaine étape

Les détails techniques de la mise en œuvre juridiquement valable de ces modalités seront désormais négociés sur la base de l’accord, puis les deux parties signeront et ratifieront celui-ci.

Source

M.A./C.B. d’après des communiqués de presse de la Commission européenne, du gouvernement canadien, et du gouvernement du Saskatchewan du 18 octobre 2013

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