De nouvelles centrales sont une opportunité économique. » – Emese Huszár sur la sécurité d’approvisionnement
Dans un nouvel épisode de la mini-série de Women in Nuclear (WiN) Suisse, Emese Huszár, physicienne et spécialiste des matériaux à la centrale de Gösgen (KKG), aborde les défis énergétiques des prochaines années.

Son intervention part d’un constat clair : la consommation d’électricité ne diminue pas. Avec l’électrification — notamment par les véhicules électriques — la demande continue d’augmenter. Lors de longues nuits d’hiver en particulier, des lacunes d’approvisionnement pourraient apparaître, une situation susceptible de s’aggraver avec la mise hors service d’installations existantes.
Huszár souligne également la dimension économique : la construction et l’exploitation de nouvelles centrales représentent des investissements, de la valeur ajoutée et de nombreux emplois. Elle rappelle en outre que renoncer à des installations nationales ne signifie pas automatiquement moins d’énergie d’origine nucléaire, mais davantage d’importations. Dans ce cas, la surveillance et le contrôle seraient en partie transférés à l’étranger.
La série vidéo de WiN Suisse donne la parole à des expertes du secteur et met en lumière, sous un angle personnel, des questions actuelles liées aux technologies et à l’approvisionnement énergétique.