Extension des capacités russes de retraitement existantes

Minatom, le ministère russe de l'énergie atomique, a décidé pour des raisons financières de renoncer jusqu'à nouvel ordre à la construction de la nouvelle usine de retraitement RT-2 de Krasnoïarsk, dans le centre de la Sibérie, et d'agrandir par contre l'usine existante RT-1 de Majak, dans la région de l'Oural.

17 févr. 1999

Jusqu'à présent, cette usine retraitait le combustible usé des tranches VVER de 440 MW. Son agrandissement devrait permettre de retraiter aussi le combustible des VVER-1000. Majak va tout d'abord être équipée d'un dépôt intermédiaire pour les combustibles de cette catégorie de réacteur, combustibles qui sont actuellement stockés à Krasnoïarsk. On procédera ensuite à l'agrandissement de l'usine de retraitement. Minatom envisage par ailleurs de lancer sur ce même site la fabrication de combustibles à uranium et à oxydes mixtes (Mox). A plus long terme, Majak pourrait être aussi utilisée pour l'entreposage et le retraitement de combustibles usés de REP et de REB étrangers.
Minatom a annoncé parallèlement que sous son impulsion, une modification de la loi a une nouvelle fois été proposée au Parlement russe, modification qui autoriserait désormais l'importation de combustible usé et de déchets radioactifs à des fins de retraitement, de stockage et d'évacuation définitive en Russie. Le gouvernement donnera son feu vert aux importations si elles présentent un intérêt économique pour la Fédération de Russie et si elles sont conformes aux prescriptions internationales, aux recommandations de l'Agence internationale de l'énergie atomique et à la législation sur l'environnement.

Source

P.B./C.P. d'après NucNet des 17 et 18 février 1999

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