Grande-Bretagne: la technique nucléaire au service de la lutte contre le cancer

Des dizaines de milliers de doses de traitement innovant contre le cancer seront fabriquées en Grande-Bretagne à partir d’uranium retraité. Ce projet sera rendu possible grâce à une collaboration entre l’entreprise de biotechnologie Bicycle Therapeutics et l’autorité britannique Nuclear Decommissioning Authority (NDA).

5 janv. 2026
Médecin avec résultat d'une imagerie
Un traitement moderne contre le cancer à partir d’uranium retraité pourrait contribuer à lutter contre certains des cancers les plus difficiles à soigner.
Source: iStock/Utah778

«Des dizaines de milliers de doses d’un traitement moderne contre le cancer, qui pourrait sauver des vies et lutter contre certains des cancers les plus difficiles à soigner, seront fabriquées à partir d’uranium provenant du retraitement du combustible nucléaire usé», a indiqué le gouvernement britannique dans un communiqué de presse. Ce projet sera rendu possible grâce à une collaboration inédite entre l’entreprise de biotechnologie Bicycle Therapeutics et l’autorité britannique Nuclear Decommissioning Authority (NDA).

L’entreprise Bicycke Therapeutic, créée par le détenteur du prix Nobel de Chimie Sir Greg Winter, recourra à un «procédé révolutionnaire mis au point par le United Kingdom National Nuclear Laboratory (UKNNL)», qui consiste à extraire l’isotope médical Plomb 212 (Pb-212) de l’uranium retraité. Durant 15 ans, la NDA fournira à Bicycle jusqu’à 400 tonnes de matériel sous la forme d’uranium retraité.

«Une quantité infime du matériau de base du plomb 212 – que l’on pourrait comparer à une seule goutte d’eau dans un bassin olympique – sera extraite à l’issue d’une série de procédés et après désintégration radioactive. Une quantité encore plus faible de plomb 212 sera ensuite prélevée pour être utilisée dans des produits radiopharmaceutiques, une forme de médecine de précision qui peut aider à traiter certains types de cancer pour lesquels les thérapies conventionnelles atteignent leurs limites», écrit le gouvernement britannique. Cela pourrait contribuer à traiter des types de cancer pour lesquels les thérapies conventionnelles ne fonctionnent pas toujours, notamment le cancer de la prostate et les cancers neuroendocriniens qui peuvent toucher des organes tels que l’intestin et le pancréas.

Le gouvernement britannique s’est dit déterminé à inaugurer un âge d’or de la technologie et de l’innovation nucléaires.

Source

N.E./C.B. d’après un article de NucNet du 16 décembre 2025, et un communiqué du gouvernement britannique du 16 décembre 2025

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