Une réduction des déchets grâce aux réacteurs thermiques

Dans une analyse publiée récemment, l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE indique que les réacteurs thermiques pourraient contribuer à réduire de manière significative la radiotoxicité de leurs déchets radioactifs.

13 déc. 2013

Après examen de nombreux travaux de recherche, l’AEN arrive à la conclusion que les réacteurs thermiques ne sont certes capables de désintégrer que de manière limitée les actinides recyclés par rapport aux surgénérateurs rapides en raison de leurs neutrons modérés, mais qu’ils pourraient intervenir de manière significative dans la transformation des actinides mineurs, et par là réduire sensiblement la radiotoxicité des déchets radioactifs. Pour cela, il conviendra dans un premier temps de démontrer le fonctionnement du processus dans les réacteurs thermiques ainsi que le fonctionnement des nouvelles techniques de séparation utilisées dans le cadre du retraitement. Les connaissances acquises pourraient également profiter au développement des surgénérateurs rapides.

L’AEN ne voit aucune raison à ne pas se pencher dès à présent sur la question de la réduction des déchets. L’Agence estime que ces techniques pourraient avoir enregistré des avancées significatives déjà dans 10-15 ans. A ce moment-là, et d’après des prévisions optimistes, seules quelques installations de démonstration de réacteurs à neutrons rapides pourraient fonctionner efficacement.

Les actiniums appartiennent à la famille des actinides. Parmi les actinides «mineurs», appelés ainsi en raison de leur faible quantité par rapport à l’uranium et au plutonium, on trouve notamment le neptunium, l’américium et le curium. Un réacteur à eau légère moderne d’une puissance électrique de 1000 MW produit chaque année entre 20 et 25 tonnes de combustible usé composé principalement d’uranium (93–94% en poids), de produits de fission (4–5%) et de plutonium (env. 1%). Bien que le neptunium, l’américium et le curium ne représentent que 0,1 à 0,2% (20–25 kg) du combustible irradié, ils sont les principaux responsables de la radiotoxicité des déchets.

Les actiniums appartiennent à la famille des actinides. Parmi les actinides «mineurs», appelés ainsi en raison de leur faible quantité par rapport à l’uranium et au plutonium, on trouve notamment le neptunium, l’américium et le curium. Un réacteur à eau légère moderne d’une puissance électrique de 1000 MW produit chaque année entre 20 et 25 tonnes de combustible usé composé principalement d’uranium (93–94% en poids), de produits de fission (4–5%) et de plutonium (env. 1%). Bien que le neptunium, l’américium et le curium ne représentent que 0,1 à 0,2% (20–25 kg) du combustible irradié, ils sont les principaux responsables de la radiotoxicité des déchets.

Source

M.B./C.B. d’après le rapport de l’AEN, Minor Actinide Burning in Thermal Reactors, NEA n° 6997

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