L’IFSN exige un niveau élevé de sûreté jusqu’au dernier jour

Dans sa décision du 14 novembre 2013, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) impose à BKW SA d’investir dans la sécurité de la centrale nucléaire de Mühleberg (KKM) pour tout le reste de la durée d’exploitation de l’installation. Elle requiert pour ce faire différentes mesures, destinées à maintenir une marge de sécurité élevées jusqu’au dernier jour.

22 nov. 2013
Selon l�’IFSN, la centrale nucléaire de Mühleberg remplit aujourd’hui les exigences minimales définies par la loi et dispose même d’une marge de sécurité. L’IFSN veillera à ce que cette marge soit conservée jusqu’au dernier jour d’exploitation, en 2019, et reste ainsi nettement en-dessus des critères de mise hors service.
Selon l’IFSN, la centrale nucléaire de Mühleberg remplit aujourd’hui les exigences minimales définies par la loi et dispose même d’une marge de sécurité. L’IFSN veillera à ce que cette marge soit conservée jusqu’au dernier jour d’exploitation, en 2019, et reste ainsi nettement en-dessus des critères de mise hors service.
Source: Forum nucléaire suisse

Hans Wanner, directeur de l’IFSN, souligne que la décision prise par BKW concernant l’arrêt de la KKM en 2019 ne dispense pas l’exploitante d’investir encore dans la sécurité de la centrale. «Nous insisterons pour que la marge de sécurité reste nettement en-dessus des critères de mise hors service. Cela doit être le cas jusqu’au dernier jour d’exploitation, en 2019.»

Après avoir pris connaissance de la décision de BKW, l’IFSN avait examiné l’évolution de la marge de sécurité en tenant compte de la nouvelle situation: «La plupart des requêtes restent inchangées par rapport à celles de la prise de position sur l’exploitation illimitée à long terme publiée l’année passée», résume Georg Schwarz, chef du domaine de surveillance Centrales nucléaires. «Pour les autres, les requêtes initiales définissent en principe le niveau de sécurité devant encore être recherché.»

BKW doit appliquer cinq des 18 exigences de la décision de l’IFSN jusqu’à la fin de cette année, et onze l’année prochaine. Le raccourcissement de la durée d’exploitation a modifié les conditions par rapport à une exploitation à long terme sans limitation dans le temps. Certaines des mesures prévues initialement pour une exploitation à long terme (sans limitation dans le temps) ne pourront être réalisées qu’en 2017. Etant donné que la centrale doit être arrêtée en 2019, ces mesures ne déploieront leurs effets que durant deux ans. Il s’agit des mesures de stabilisation du manteau du cœur, de la réalisation d’une alimentation en eau de refroidissement supplémentaire, indépendante de l’Aar et résistante aux séismes ainsi qu’aux inondations (programme DIWANAS), et de la réalisation d’un système de refroidissement de la piscine des éléments combustibles résistant aux séismes et aux inondations ainsi que d’un système supplémentaire d’évacuation de la chaleur résiduelle.

Pour ces rééquipements, BKW a la possibilité de remettre de nouveaux concepts. D’éventuels écarts par rapport aux exigences émises initialement par l’IFSN dans sa prise de position sur l’exploitation à long terme sont possibles à une condition: les mesures de remplacement doivent garantir la sûreté nécessaire, chose que BKW devra démontrer dans les concepts à remettre avant le 30 juin 2014. Comme l’a précisé Hans Wanner, l’IFSN devra attendre d’être en possession de ces concepts pour pouvoir décider si les mesures prévues pour une exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg jusqu’en 2019 sont suffisantes.

Préparer une désaffectation ordonnée

Une autre exigence primordiale concerne la période suivant la mise hors service. Un niveau élevé de sûreté doit aussi être garanti lors du passage de l’exploitation à la phase de post-exploitation, a indiqué l’IFSN. Aussi BKW devra-t-elle indiquer jusqu’à la fin 2014 quels systèmes et parties de l’installation importants pour la sûreté resteront nécessaires ou devront être adaptés pour la phase de post-exploitation et la phase de désaffectation, compte tenu notamment des mesures de rééquipement prévues jusqu’à la mise hors service. L’IFSN exige en outre que BKW présente la nature, l’étendue et le calendrier des travaux. BKW devra en outre indiquer la quantité de déchets radioactifs et de matériaux non contaminés qui sera produite pendant la durée d’exploitation restante et la phase de post-exploitation.

Source

M.A./C.B. d’après un communiqué de presse de l’IFSN du 21 novembre 2013

Restez informé-e!

Abonnez-vous à notre newsletter

Vers l’abonnement à la newsletter

Profitez de nombreux avantages

Devenez membre du plus grand réseau nucléaire de Suisse!

Les avantages en tant que membre