Une étude de TA-SWISS fournit des arguments en faveur de la levée de l’interdiction de construire

De nouvelles centrales nucléaires pourraient réduire le besoin d’importation d’électricité en hiver et compléter les énergies renouvelables. D’après une nouvelle étude de la Fondation pour l’évaluation des choix technologiques TA-SWISS, elles pourraient ainsi contribuer au système énergétique sous certaines conditions: qu’elles soient disponibles rapidement, que leurs coûts soient abordables et que leur financement soit assuré. L’Alliance pour un approvisionnement électrique sûr y voit des arguments en faveur de la levée de l’interdiction de construire.

27 oct. 2026
étude de TA-SWISS
Une nouvelle étude de TA-SWISS montre que l’énergie nucléaire peut compléter le développement des énergies renouvelables, des réseaux et des capacités de stockage.
Source: TA-SWISS/Forum nucléaire suisse

L’étude «Nouvelles technologies nucléaires – Un état des lieux pour le système énergétique suisse» met en comparaison trois scénarios d’évolution du système énergétique suisse d’ici 2070: «Marchés ouverts», «Autarcie» et «Continuer comme avant». Les modélisations de l’étude présentent des évolutions possibles sous certaines conditions, mais ne constituent pas des prédictions ou des prévisions.

Dans le scénario «Marchés ouverts», les importations nettes modélisées au cours du semestre d’hiver sans nouvelle centrale nucléaire à l’horizon 2070 s’établissent encore à 10,5 térawattheures (TWh). De nouvelles installations permettraient de faire baisser sensiblement ce besoin. D’après TA-SWISS, leur contribution serait optimale si elles étaient connectées au réseau plus tôt, peu avant 2050.

Le scénario «Marchés ouverts» présente le plus gros avantage économique lié à la construction de nouveaux réacteurs. Il postule que les coûts du système énergétique global entre 2035 et 2070 baisseront de 4 à 10 milliards de francs grâce à de nouvelles centrales nucléaires, et seront donc 0,3 à 0,7% moins élevés que sans nouvelles constructions. Par ailleurs, les auteurs de l’étude estiment qu’aucun réacteur ne pourrait être construit sans encouragement spécifique par les pouvoirs publics. Et les coûts, la responsabilité et la répartition des risques devront être clarifiés en amont.

L’exploitation à long terme des centrales existantes pourrait aussi soulager l’approvisionnement. L’étude chiffre les avantages cumulés d’une prolongation du fonctionnement de Gösgen et de Leibstadt en termes de coûts entre 7 et 12 milliards de francs pendant 60 à 70 ans. Les investissements requis ne sont pas pris en compte; il conviendra d’examiner la faisabilité au cas par cas pour chaque installation.

L’étude souligne que l’énergie nucléaire peut compléter le développement des énergies renouvelables, des réseaux et des capacités de stockage. Indépendamment des nouvelles constructions, une stratégie énergétique globale cohérente s’avère indispensable. Il conviendra toutefois de clarifier les questions de l’acquisition, du stockage et de la gestion sûrs des assemblages combustibles. Parallèlement, il faudra veiller à conserver des connaissances spécialisées dans la recherche et l’exploitation. L’étude ne préjuge pas des décisions politiques à venir.

L’Alliance pour un approvisionnement électrique sûr demande de conserver la possibilité législative de construire de nouvelles centrales nucléaires. Lever l’interdiction de construire ne signifie pas que de nouveaux réacteurs seront construits, mais cela permet d’examiner la sécurité, la rentabilité et la contribution à la sécurité d’approvisionnement de projets possibles.

Source

S.D./C.B. d’après des communiqués de presse de TA-SWISS du 27 octobre 2026 et de l’Alliance pour un approvisionnement électrique sûr du 27 octobre 2026.

Restez informé-e!

Abonnez-vous à notre newsletter

Vers l’abonnement à la newsletter

Profitez de nombreux avantages

Devenez membre du plus grand réseau nucléaire de Suisse!

Les avantages en tant que membre