Nouvelle visite de l’AIEA à Kashiwazaki-Kariwa

Dans le contexte du grave tremblement de terre qui a affecté l’ouest du Japon en juillet dernier, des experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) se sont rendus une nouvelle fois à la centrale nucléaire directement touchée de Kashiwazaki-Kariwa. Ils ont confirmé les conclusions de l’exploitante Tokyo Electric Co. (Tepco), à savoir qu’aucun dégât important pour la sûreté n’était survenu. Tepco évalue à plusieurs milliards de francs les conséquences financières du séisme.

27 févr. 2008

Le tremblement de terre, qui s'est produit le 16 juillet 2007, a provoqué l'arrêt d'urgence de trois des sept tranches que compte la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande du monde. Au moment du séisme, trois tranches de la centrale étaient à l'arrêt pour des travaux de maintenance. Une autre tranche, qui se trouvait alors précisément en phase de redémarrage, a été immédiatement mise à l'arrêt.

«Aucun endommagement significatif»

Après une première visite en août 2007, des experts de l'AIEA se sont à nouveau rendus à la centrale nucléaire située sur la côte ouest de l'île de Honshu. Ils sont parvenus une nouvelle fois à la conclusion que malgré des accélérations dépassant le dimensionnement, le séisme «n'a provoqué aucun endommagement significatif des systèmes de sûreté».

Ils ont confirmé ainsi les résultats d'une inspection détaillée des sept tranches par l'exploitante, inspection qui s'est achevée au cours de ce mois de février. Seul le déplacement d'un assemblage combustible a été constaté à la tranche 5. Les résultats du contrôle sismique élargi du site qui a également été initié seront disponibles d'ici à la fin mars. Comme l'a précisé l'AIEA, les expériences recueillies à Kashiwazaki-Kariwa seront reprises dans les travaux de développement des normes internationales de sûreté.

Estimation des coûts des conséquences du séisme

Tepco a également indiqué que selon ses estimations, les coûts provoqués par le séisme en matière d'inspections, de remise en état et d'investigations géologiques devraient atteindre quelque 175 milliards de yens (1,8 milliard de francs) pour l'exercice 2007. A cette somme viennent s'ajouter des coûts supplémentaires d'environ 440 milliards de yens (4,5 milliards de francs) pour l'achat de combustibles fossiles et d'électricité permettant de remplacer la production manquante des sept tranches nucléaires, d'une puissance totale de 7965 MW.

La télévision, la source principale d'information

La centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa approvisionne notamment en électricité la mégapole qui entoure Tokyo sur la côte du Pacifique de l'île de Honshu. Selon un sondage effectué parmi 1000 habitants de la région de Kanto, qui abrite les grosses agglomérations de Tokyo et de Yokohama, 97% des personnes interrogées ont indiqué qu'elles s'étaient informées sur le tremblement de terre à la télévision. 56% ont aussi eu recours aux journaux et 36% à Internet, tandis que 10% seulement ont cité la radio comme source d'information. Le sondage a été réalisé à la demande de l'autorité compétente pour les travaux de reconstruction dans la préfecture de Niigata, durement touchée par le tremblement de terre.

Source

M.S./C.P. d’après des communiqués de presse de Tepco, de l’AIEA et du Japan Atomic Industrial Forum des 30 janvier, 1er février et 20 février 2008

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